La sélection de Juillet 2011






Alain Cupper / Alain Rochette : A Peaceful Traveller


[AZ Productions]

Alain Cupper (saxophone baryton) - Alain Rochette (piano)




  1. Ambition (Alain Cupper) - 04:20
  2. Little Waltz (Ron Carter) - 04:18
  3. I Hear A Rhapsody (George Fragos, Jack Baker, Dick Gasparre) - 02:57
  4. A Peaceful Traveller (Alain Cupper & Alain Rochette) - 05:23
  5. Tête-à-Tête (George Cables) - 03:00
  6. Grand'Pa Blues (Alain Rochette) - 07:10
  7. Historia De Un Amor (C. E. Almaran) - 05:24
  8. Left Alone (Mal Waldron) - 06:31
  9. I Mean You (Thelonious Monk) - 04:32
  10. Outside Blues (Alain Cupper) - 02:34
  11. Walkin' Shoes (Gerry Mulligan) - 02:34
Total time - 47:21

Enregistré en août 2010 / sortie en juin 2011



Du saxophone baryton, instrument encombrant au timbre mat jadis libéré par Harry Carney, Alain Cupper a percé tous les secrets. Ainsi, dans une même dynamique, sa voix peut-elle plonger dans les graves et remonter du fond des âges, poussée par le désir sans fin de grimper le registre sonore. Mais Cupper le fait sans heurts, tout en nuances et expressivité et, surtout, dans une configuration rare qui met en valeur sa diction limpide : en duo avec le pianiste Alain Rochette dont le jeu précis drape les belles mélodies d’une dentelle fine et rigoureuse. De cette complicité singulière nait une esthétique fraîche, éclairée de l’intérieur par une volonté d’échange et de complémentarité. Bien entendu, il est fait allégeance aux grands maîtres des fréquences basses comme Pepper Adams ou Gerry Mulligan mais au-delà des plaisirs de la résurgence, ce qui rend « Peaceful Traveller » irrésistible est bien davantage ce fragile équilibre entre puissance rauque et lyrisme délicat, swing intense et charme envoûtant. Il est remarquable en fin de compte qu’une alliance sonore aussi insolite ait pu produire autant d’émotion et d’élégance !




Interview d'Alain Cupper et d'Alain Rochette (mai 2011)

  • Dragonjazz : votre nouvel album va sortir en juin 2011. Comment l'idée de former un duo baryton / piano, et donc de vous passer de rythmique, vous est-elle venue à l'esprit ?

    A. Cupper : j'aime beaucoup cette formule. Le duo est plus difficile et paradoxalement, d'une certaine façon, moins contraignant que le quartet ou le quintet et offre une certaine liberté. Il est un peu au jazz ce que la musique de chambre est au classique. J'avais déjà travaillé avec Alain Rochette dans différents contextes et l'idée de jouer en duo avec lui me trottait en tête depuis longtemps. Alain a une expérience, une écoute, une culture et une intelligence musicales, une rigueur qui cohabitent avec une grande ouverture d'esprit. Toutes ces qualités en font le partenaire idéal.

    A. Rochette : c'est clair qu'il s'agit au départ d'une démarche d'Alain. L'idée m'a directement plu. Le fait de travailler sans rythmique ne m'a pas posé de problème dans la démarche vu la variété du répertoire abordé: un cocktail de standards connus ou moins connus, avec des compositions individuelles et une en duo. Toute cette évolution s'est faite progressivement au cours de nos rencontres musicales. L'esprit d'entreprise et d'initiative d'Alain ont contribué à installer un climat favorable aux divers choix musicaux et à définir des options stylistiques variées. Néanmoins il est vrai qu'au final, il y a des moments où le piano se retrouve seul et je suis heureux d'avoir pu m'y sentir à l'aise, grâce aussi à la qualité du son de l'instrument, de la prise de son, et au climat général pendant l'enregistrement.


  • Dragonjazz : le son d’ensemble est magnifique et rend justice aux deux instruments. Lors de l’enregistrement, quelles ont été les difficultés particulières à résoudre au plan musical et technique, et notamment en matière de compatibilité sonore entre vos deux instruments ?

    A. C. : je pense qu'un des défis de ce concept est de parvenir à dire le maximum de choses dans un temps et un format limités et cela en gardant l'intérêt et l'attention. La sonorité et le registre du saxophone baryton me conviennent parfaitement mais sont à gérer différemment que ceux d'un ténor ou d'un alto par exemple. L'instrument est naturellement moins "chantant" ..., au baryton on peut vite paraître lourd et devenir lassant. Rhythmiquement et harmoniquement, il faut s'adapter et trouver sa place, jouer avec les nuances. C'est vrai en quartet ou en grande formation mais c'est encore plus délicat en duo. Pour cet enregistrement, nous avons travaillé avec un ingénieur habitué à capter des formations classiques ou des ensembles de musique baroque avec instruments anciens. Il a placé avec soin et précision un couple de micros entre le piano et le sax pour capter le son d'ensemble et restituer la sonorité "live" afin de respecter l'intimité musicale, l'esprit du dialogue et la chaleur naturelle des instruments.

    A. R. : s'il est vrai que le souffle puissant du baryton a pu arracher quelques cheveux de la tête du pianiste lors de certaines séances photos, les musiciens en enregistrement ont dû résoudre des problèmes d'équilibre de volume entre les instruments, et nuancer le volume et le timbre du son du baryton. La maîtrise technique d'Alain lui a permis de gérer des nuances, dont la majorité ont eu lieu lors de l'enregistrement même, au sens improvisé littéral, en plus des conventions musicales prévues en répétition. En ce qui me concerne plus précisément, j'ai pu me rendre compte que cette formule, loin de me contraindre à un rôle convenu, me donnait une grande liberté, également au niveau des tessitures. Le plaisir de l'instrument choisi (un Ibach) m'a beaucoup aidé à assumer cette indépendance, ainsi que la qualité de la prise de son.


  • Dragonjazz : quand on compose ou que l’on improvise, les influences de ce qu’on a écouté jadis remontent immanquablement à la surface. Dans vos deux cas respectifs, quels sont les maîtres du jazz (et par extension leurs disques) qui vous ont le plus fortement marqué dans vos parcours personnels ?

    A. C. : pour ma part, j'ai beaucoup écouté et analysé les grands du baryton, ceux qui ont fait l'histoire de l'instrument, comme Pepper Adams, Leo Parker, Mulligan, Bob Gordon, Cecil Payne, Serge Chaloff ou bien sûr Harry Carney, ainssi que les contemporains comme Gary Smulyan, Ronnie Cuber, Nick Brignola, Glenn Wilson ou Xavier Richardeau. Mais j'ai écouté aussi avec attention des saxophonistes baryton moins connus, c'est une petite confrérie et chaque voix est intéressante. Tous ces musiciens m'ont apportés quelque chose, même si je n'ai jamais cherché à les imiter. Dans l'optique de ce projet, j'ai également écouté et partagé avec Alain, des albums de duo sax/piano. Il y a des disques merveilleux : People Time de Getz et Barron, Tête à Tête de Art Pepper et George Cables, Warm Moods avec Bill Perkins au baryton et Frank Strazzeri au piano. Il y a ce disque magnifique de George Coleman avec Richie Beirach, Convergence ... et tant d'autres ! Ce serait long et fastidieux de citer tous les enregistrements qui m'ont inspiré. Le jazz est une musique basée essentiellement sur l'écoute !

    A. R. : parmi les pianistes, Keith Jarrett (Belonging, My Song), Chick Corea (Light As A Feather, Friends), Herbie Hanckock (Maiden Voyage). Miles bien sûr (1er et 2ème quintet, plutôt le 2ème). Le Carnegie Hall Concert de Gerry Mulligan et Chet Baker, avec cette époustouflante version de My Funny Valentine. Le Coltrane's Sound. A peu près tout Bill Evans, avec des préférences vers des extrêmes comme Symbiosis et Intuition. Une sortie de Monk en solo Pure Monk. Et un Charlie Mingus, Better Git In Your Soul. L'univers non pianistique d'Oregon m'a séduit également, ainsi que des guitaristes comme Jim Hall. Je reste aussi très intéressé par les compositions de Steve Swallow, anciennes ou récentes. Les albums cités par Alain, et donc d'une écoute plus récente, ont contribué aussi à aborder ce type de duo.


  • Dragonjazz : jouer en duo, c'est quelque part une façon privilégiée d'aller à la rencontre de l'autre. Qu'avez-vous appris l'un de l'autre (que vous ne saviez pas encore) en faisant ce disque ?

    A. C. : travailler avec Alain Rochette est un grand plaisir et, j'ose le dire, un honneur. Comme déjà dit, c'est un musicien plein d'expériences, de connaissances et de curiosité avec une grande sensibilité. Il possède une science harmonique et une stabilité rythmique qui me permettent de me sentir parfaitement à l'aise dans cette formule risquée qu'est le duo. Il est capable de faire "sonner" un titre et trouver l'ambiance et la couleur qui conviennent à l'esprit de ce morceau mais aussi à la tessiture et la sonorité particulière de mon sax. Dans l'intimité de nos rencontres, j'ai appris à le connaitre mieux musicalement et cela n'a fait que confirmer tout le bien que je pensais de lui. Humainement, j'ai très vite constaté que nos personnalités s'accordaient et même se complétaient très bien. Je suis très sensible au climat de travail. Avec Alain, les séances sont toujours agréables et relax. Je dirais aussi que nous ne partageons pas que le même prénom car au sein de ce duo il y a convergence de style ! Nous avons chacun nos idées et ne sommes probablement pas d'accord sur tout mais le dialogue est là et tout se passe sans heurts et de façon très constructive.

    A. R. : Ce qui est agréable avec Alain, c'est qu'il a envisagé énormément d'aspects du travail de réalisation du CD. On sent que sa conception du projet musical est solide et repose sur une réflexion poussée et précise. L'élaboration du répertoire est un exemple de cette manière de travailler. La palette abordée est très large. La proposition de composition en commun, si ce n'est pas la première fois que je le fais, est aussi un signe de son ouverture aux autres. De même, la détermination est un trait de caractère que j'apprécie chez Alain.


  • Dragonjazz : le répertoire de A Peaceful Traveller comprend à la fois des standards et des compositions personnelles : dans quel type de musique vous sentez-vous le plus à l'aise pour improviser et imposer votre propre style ?

    A. C. : j'aime beaucoup composer et j'ai toujours pensé que c'est dans mes compositions que ma personnalité est la plus exacerbée. Par ailleurs, les standards ne sont pas des standards pour rien. Ils ont ce "petit quelque chose" de magique qui en font un terrain idéal pour que chacun puisse s'exprimer. De plus, il y a en jazz un répertoire tellement vaste qu'on peut toujours y trouver son bonheur et certains standards semblent avoir été écrits pour vous. Il y a aussi l'ambiguité du "problème" de la référence. Je veux dire que si vous jouez Body And Soul par exemple, il y a tellement de versions différentes que "à quoi bon" donner une version de plus et, paradoxalement, c'est justement cette abondance de références qui peut enrichir votre propre interprétation. Au final je dirais que les deux options me conviennent : compos personnelles et standards - mais que je m'amuse encore plus sur un standard.

    A. R. : la pratique des standards reste pour moi la meilleure base pour l'improvisation. Mais je ne pourrais pas m'arrêter de composer et de jouer les compositions de mes amis musiciens, en l'occurrence Alain. C'est un plaisir de faire vivre ces morceaux qui, pour moi, doivent toujours présenter un côté inattendu dans leur conception même, afin de ne pas être une redite. Ces morceaux-là sont finalement plus difficiles à défendre auprès du public qui ne peut se raccrocher à une mélodie déjà connue (ou entendue). On peut se poser alors la question: quel public est visé? Dans tous les cas c'est un défi que nous essayons toujours de relever.


  • Dragonjazz : la réalisation d'un disque comme celui-ci demande beaucoup d'efforts et il mérite donc d'être écouté par le plus grand nombre. Comment allez-vous en faire la promotion ? Comptez-vous donner des concerts à l'étranger ? L'environnement en Belgique est-il favorable à la diffusion d'une telle musique ?

    A. C. : là, on arrive au coeur du problème ! Nous sommes musiciens et travaillons tout les deux comme enseignants. Alain Rochette donne cours de piano et d'ensemble jazz en académie et moi, je suis prof de musique et d'instruments à l'Ecole Européenne. Nous ne sommes pas agents de promotion et de toutes façons nous n'avons pas le temps. Notre maison de production se contente de faire naître le disque mais pas le faire grandir ! La promotion d'une formation musicale est un job à part entière. Nous n'avons, en ce moment, pas d'agent et donc c'est compliqué mais les projets finissent toujours par évoluer. Le duo est à la fois plus facile et plus difficile "a vendre" qu'un grand groupe. Facile pour des raisons évidentes de budget, mais par contre il est impératif de jouer dans des salles qui possèdent un bon piano. De plus la formule du duo demande une concentration d'écoute et si elle n'est pas présente dans le public, cela risque de tourner au "piano-bar" et ce n'est pas notre objectif. La Belgique est un petit pays et on en a vite fait le tour, mais même si ce type de musique n'est pas très "commercial / grand public", il y a quand-même ici des mélomanes de qualité. Nous sommes prêts à aller jouer partout où c'est possible.

    A. R. : le problème n'est pas neuf! Je crois néanmoins que ce projet convient plus aux centres culturels qu'aux clubs de jazz où l'on attend aussi une rythmique. Mais nous sommes prêts à jouer là aussi, c'est le creuset du jazz. Nous devons créer nous -mêmes le cadre dans lequel nous voulons nous présenter. L'aide de la Communauté Française est certes un plus mais le principal est de mobiliser le public.


  • Dragonjazz : vous êtes tous les deux professeurs de musique. Mais-vous-mêmes, quelles formations, académiques ou non, avez-vous suivies et quels ont été vos enseignants ? Et pourquoi vous êtes-vous orientés vers le jazz ?

    A. C. : j'ai étudié en académie, puis je me suis tourné vers le jazz d'abord avec des stages et des cours privés, puis trois années au "Jazz studio" à Anvers. J'étais dans la même classe qu'une génération de Jazzmen Belges : Bo Van der Werf, Laurent Blondiau, Nick thys ou Manu Hermia. J'ai eu l'occasion d'étudier avec plusieurs excellents musiciens : John Ruocco, Joe Lovano, Pierre Vaiana, Marcel Lenoir, Erwin Van... Pour ce qui est du baryton proprement dit, j'ai pu approcher des spécialistes de l'instrument comme Jean-Pierre Gebler, Toon Vandeghein, Johan Vandendriessche ou Garry Smulian. Je m'interesse à tout les styles de musique, j'écoute du classique, de la soul, du Klezmer, du tango, du flamenco... Dans le cadre de mes cours, je suis confronté à baucoup de cultures musicales différentes. Mais je suis particulièrement attiré par le jazz. Il me semble que c'est dans cette musique que je peux vraiment m'exprimer. Même si je suis né en Belgique et que le Jazz est essentiellement "Afro-Américain", je me sens très concerné et très imprégné par cette musique.

    A. R. : dans le parcours classique au piano en Académie, j'ai abordé Gershwin et, inexorablement attiré par le jazz, j'ai écouté différents styles de jazz. J'ai recherché parallèlement des groupes de jazz auxquels je me suis intégré. Après avoir suivi des stages d'été en Communauté Flamande avec des musiciens américains (à l'époque il n'existait rien du côté francophone), j'ai continué à travailler par-moi-même avec les éléments dont je disposais.


  • Dragonjazz : fait-on parfois appel à vous, en tant que spécialistes de vos intruments respectifs, pour des enregistrements de rock ou de variété ou encore pour accompagner sur scène des artistes "non jazz" ?

    A. C. : il y a un temps, je courrais partout où je pouvais pour souffler dans mon "tube" et la confrontation avec différents styles musicaux m'interessait beaucoup. J'ai donc eu l'occasion de me produire ou d'enregistrer avec pas mal de formations "non Jazz" mais je n'ai plus trop le temps pour cela et je préfère me concentrer sur ce que je considère comme "ma musique".

    A. R. : oui, mais le principal s'axe de plus en plus autour du jazz.


  • Dragonjazz : au-moins l'un d'entre-vous a fait un séjour prolongé dans un pays africain. Comment percevez-vous la fusion du jazz et de la musique arabe et/ou africaine qui est au coeur d'une multitude de projets métissés intéressants (Red Earth de Dee Dee Bridgewater, Sarala de Hank Jones et Cheick Tidiane Seck, Thimar de Anouar Brahim et John Surman par exemple...) ?

    A. C. : je suis resté presque trois années à Dakar au Sénégal. Je travaillais avec un quartet de Jazz et nous jouions tous les soirs de la semaine dans des clubs et des hôtels et le samedi, nous faisions le début de soirée dans un resto et puis, de minuit à quatre heure du matin, nous étions engagés dans un jazz-club et le dimanche, on jouait pour le brunch dans un hôtel et cela pratiquement sans arrêt durant plus de deux ans. C'est, de nos jours, une situation impensable ici en Belgique. J'ai aussi joué là-bas en section de cuivre pour "Lemzo Diamono", un groupe de M'balag qui est la musique typique du Sénégal. Avec le groupe de Jazz nous jouions des standards mais aussi nous adaptions des chants traditionnels Sénégalais. Le Jazz à évidemment des racines en Afrique et il est légitime que des musiciens de jazz aient envie de faire un voyage musical vers ce continent. Il y a des projets vraiment intéressants et quand les musiciens sont bons et honnêtes dans leur démarche, cela donne souvent des concepts captivants. De toutes façons, le jazz est par essence une musique métissée qui se nourrit d'autres musiques et qui évolue avec la rencontre de différentes cultures. Pour ma part, il y a quelques années, j'ai aussi été tenté par l'aventure mais ce n'est plus d'actualité. Mon épouse est d'origine Congolaise et nous avons trois enfants, je passe souvent des soirées avec des amis ou de la famille dans une ambiance "Africaine". Je vis ce mixage culturel au quotidien. Je pense que ce qu'il me reste de tout ces voyages et ces rencontres, c'est plus une façon d'aborder la musique et de concevoir mes compositions qu'une évidente étiquette "musique fusion".

    A. R. : je reste fort intéressé par Ahmad Jamal qui, tout au long de son parcours, m'a semblé proposer une musique qui se rapproche d'une certaine musique africaine, tout en gardant une spécificité jazz. Certains albums de Bobby McFerrin vont également dans ce sens (Medicine Music, Circlesongs). Mais il est vrai qu'il ne s'agit pas de collaboration avec des artistes africains en tant que tels.


Alain CupperAlain Rochette


Sur Internet



Discographie sélective d'Alain Cupper

  • 2003 - Bunga (Autoproduction). Alain Cupper (bs) - Peter Vandenberghe (p), Eric Fusillier (b), Herman Pardon (dr), Jean-Pierre Gebler (bs sur 12), Gino Lattuca (tp sur 7 & 13), Paolo Loveri (gt) - CD
  • 2005 - Cold Station (AZ Productions AZ1009). Alain Cupper (bs), Ivan Paduart (p), Gino Lattuca (tp), Eric Fusillier (b), Herman Pardon (dr) - CD
  • 2011 - Cupper / Rochette : A Peaceful Traveller (AZ Productions). Alain Cupper (bs), Alain Rochette (p) - CD


Discographie sélective d'Alain Rochette

  • 1981 - Present : Triskaidekaphobie (Atem / Cuneiform). Roger Trigaux (guitares, piano), Alain Rochette (piano, synthés), Daniel Denis (percussions), Christian Genet (basse) - LP
  • 1982 - Alain Rochette : Modulation (L'Amanite 012). Alexandre Furnelle (b), Daniel Denis (dr), Albert Wastiaux (gt), Alain Rochette (p), Henri Houben (ss) - LP
  • 1985 - Présent : Le Poison Qui Rend Fou (Cuneiform). Roger Trigaux (guitares, piano), Alain Rochette (piano, synthés), Daniel Denis (percussions), Christian Genet (basse), Marie-Anne Polaris (vocals) - LP
  • 1986 - Alain Rochette : Synthesis (SIL 104). Alain Rochette (piano, synthés), Arnould Massart (synthés), Didier De Roos (synthés), Phillippe Leblanc (ss, as, bcl, fl), Marie-Anne Polaris (vocals) - LP
  • 1998 - Présent : Certitudes (Cuneiform Rune 17). Roger Trigaux (guitares, piano), Réginald Trigaux (guitare), Alain Rochette (piano, synthés), Daniel Denis (percussions), Guy Segers (basse) - CD
  • 2004 - Michel Mainil Quartet : Water And Other Games (ARAM). Michel Mainil (ts, ss), Alain Rochette (piano), José Bedeur (contrebasse), Antoine Cirri (drums) - CD
  • 2006 - Michel Mainil Enter Project : Between the Two Solstices (Igloo IGL 188). Michel Mainil (sax, cl), Cécile Broché (vln), Alain Rochette (piano), José Bedeur (contrebasse), Patrick Joniaux (contrebasse), Chris Joris (percussions), Antoine Cirri (drums) - CD
  • 2010 - Michel Mainil Quartet Reflections in Blue (Travers TRA 020). Michel Mainil (ts), Alain Rochette (piano), José Bedeur (contrebasse), Antoine Cirri (drums) - CD

Alain Cupper : BungaAlain Cupper : Cold StationPresent : Le Poison Qui Rend Fou




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