Le Blues de Mick Taylor


Aux côtés des plus grands comme Eric Clapton et Peter Green, Mick Taylor est assurément l’un des guitaristes les plus doués du Blues-Rock anglais. Et s’il est aujourd’hui moins connu que d’autres, c’est parce qu’il n’a jamais enregistré d’albums vraiment populaires sous son propre nom. L’essentiel de son art, Taylor l’a donné aux groupes ou aux artistes auxquels il a prêté son immense talent et, parmi eux, certains lui sont même redevables de quelques unes de leurs chansons majeures même s’ils ont du mal à le reconnaître. Ainsi, de l’œuvre gigantesque laissée par les Rolling Stones, quel album retenir en premier si ce ne sont les superbes Get Yer Ya-Ya's Out!, Sticky Fingers et Exile On Main Street. Même si au sein de ce groupe légendaire il est quelque peu éloigné de sa base blues, l’empreinte de Taylor est partout, solos fluides et concis, accords cinglants, slides lumineux, vibratos profonds et sustain surnaturel : il tient la dragée haute à Keith Richards, spécialiste des accords ouverts avec qui il compose un duo exceptionnel entièrement basé sur une compréhension intuitive réciproque, et propulse la musique des Stones un peu plus haut que d’habitude. C’est en plus un excellent bassiste comme on pourra s’en rendre compte sur la première plage de Goat’s Head Soup : Dancing With Mr D ou encore mieux sur l’époustouflant Fingerprint File extrait de It's Only Rock'n'Roll. Pourtant, le couple Jagger-Richards n’a jamais daigné reconnaître son talent, refusant systématiquement de le créditer en tant que compositeur sauf sur le rare Ventilator Blues. Il semblerait pourtant bien, entre autres collaborations non avouées, que c’est Taylor qui a co-écrit au piano la mélodie de Angie et celle de Moonlight Mile. C’est d’ailleurs l’une des principales raisons (mais pas la seule) pour laquelle il quittera les Rolling Stones en 1975 : Mick souhaitait sortir de l’ombre et se faire un nom en tant que guitariste de Blues contemporain.




Pour le Blues justement, c’est chez les Bluesbreakers de John Mayall qu’il faut aller voir : depuis 1967 jusqu’à aujourd’hui, Mick Taylor ne cessera jamais de revenir chez le Godfather du Blues anglais, réapparaissant épisodiquement en concert ou sur disque, mais les grands albums qu’il a enregistrés avec lui sont ceux des débuts : Crusade, Bare Wires et Blues From Laurel Canyon. C’est là qu’on puisera quelques uns de ses meilleurs solos de Blues encore que sur le CD/DVD de Mayall, 70th Birthday Concert sorti en 2003, on pourra constater sur des morceaux comme Somebody’s Acting Like A Child, Blues For The Lost Days ou Walking On Sunset, combien l’homme n’a rien perdu de sa capacité à triturer la note bleue.




Au fil des années, Mick Taylor a joué de façon indépendante en compagnie des plus grands : Alvin Lee, John Mayall, Mark Knopler, Colin Allen, Gregg Allman, Dickey Betts, Eric Clapton, Keith Richards, Max Middleton, Miyuki, Dick Heckstall-Smith, Dr. John, Jerry Garcia, Jack Bruce, Carla Olson, Snowy White, Billy Preston, Percy Sledge, Mike Oldfield et bien d’autres … Tellement de noms prestigieux sont associés à son parcours qu’il serait vain de chercher à les citer tous. Retenons dans le domaine du Blues les enregistrements avec Gerry Groom (Once In A Blue Moon - Shattered Music, 1993) et Black Cat Bone (Taylormade - Double Dutch, 1991 - avec de bonnes reprises de The Stumble, Slow Blues et Blind Willie Mctell). Quelques participations majeures en dehors du Blues sont également à noter comme Talk Is Cheap de Keith Richards, I've Got My Own Album To Do et Now Look de Ron Wood, Expresso II de Gong, Waiting For Columbus de Little Feat et surtout sa contribution à quelques albums enregistrés par Bob Dylan dont Infidels avec la fameuse rythmique Sly Dunbar / Robbie Shakespeare et Mark Knopler à la seconde guitare. Après trois opus imprégnés de gospel, Infidels marquait le retour de Dylan, considéré comme salutaire par beaucoup, à un bon vieux Rock basique et il est clair que l'apport de l'ancien guitariste des Stones fut l'élément catalyseur qui permit la réussite de cette nouvelle transition.




Quant aux six disques parus sous son nom, pour être moins connus, ils n’en sont pas moins intéressants. Le premier, intitulé tout simplement « Mick Taylor » (1979), n’est pas le genre d’album qu’on aurait pu attendre du guitariste. Fait d'un Rock plutôt relax avec une approche jazzy, il surprend par sa sérénité et son dilettantisme mais aussi par son absence totale de direction. D’un comportement plutôt timide et humble, Taylor se charge de presque tout mais peine à s’imposer (à la différence d’un Jeff Beck par exemple dont le Blow By Blow apparaît à la première écoute phénoménal). Pourtant, si la voix du leader n’a rien de spécial, son jeu de guitare lui est impérial. Certains titres passent sans laisser de traces et d’autres comme Spanish/A Minor et surtout le fabuleux blues lent, tout simplement intitulé Slow Blues, témoignent de l’immense talent d’un guitariste surdoué. Il faudra attendre onze années pour écouter son second disque en solo, Stranger in This Town, pour l’essentiel enregistré en Suède à l’été 1989. Cette fois, c’est une autre affaire et on a droit à un véritable disque de Blues Rock. Exprimant avec force sa dévotion à la note bleue, Taylor y reprend I Wonder Why et Laundromat Blues d’Albert King, Little Red Rooster de Willie Dixon, You Gotta Move et Jumpin' Jack Flash empruntés aux Stones plus une bonne version du Red House de Jimi Hendrix intelligemment combiné au célèbre Goin' Down Slow de James Oden. Il complète le répertoire par deux compositions originales dont un fantastique Goin' South : une escapade latine à la Carlos Santana qui s'étend sur plus de 10 minutes dont la première moitié consiste en un solo de guitare brûlant et la seconde en une improvisation au clavier de Max Middleton. Mal distribué, ce disque est resté dans l’ombre (et est d’ailleurs encore difficile à trouver) mais c’est l’une des meilleures émanations de Mick Taylor en solo et si vous tombez dessus par hasard, ne le ratez sous aucun prétexte. Enregistré à Hollywood en 1990, Too Hot For Snakes (1991) est une collaboration avec Carla Olson qui n’a rien de spécial sinon deux bonnes reprises des Stones : Silver Train et surtout Sway. Sur Live At 14 Below / Coastin' Home (1995), Taylor partage la vedette avec le saxophoniste de blues Joe Houston pour un disque reprenant une nouvelle fois des thèmes archi-connus d’Albert King, de Willie Dixon et des Rolling Stones mais, malgré une bonne interprétation de Can't You Hear Me Knockin', il faut aimer le saxophone bluesy de Houston pour apprécier, d’autant plus que la qualité de la prise de son est assez médiocre. Enregistré en compagnie de Max Middleton (piano), A Stone's Throw (1998) est davantage réussi avec pas moins de huit nouvelles compositions du leader en plus du Blind Willie McTell de Bob Dylan mais, malgré un Blues In The Morning imparable, le disque se révèle globalement plus Rock que Blues. Et finalement, Shadow Man, un album présenté à tord sous le nom de Mick Taylor, met plutôt l’accent sur les qualités vocales, par ailleurs indéniables, du chanteur de R&B Sasha Gracanin, ne laissant ainsi au guitariste que trop peu d’espace pour s’exprimer. A noter enfin l'existence d'un tribute album fort recommandable intitulé Knights Of The Blues Table (1997) qui célèbre Cyril Davies et à travers lui les origines du British Blues et qui comprend, à côté de chansons interprétés par Mick Jagger, Jack Bruce, Nine Below Zero, Maggie Bell ou Peter Green, le titre You Shook Me enregistré par Mick Taylor en compagnie de Max Middleton.




Quand on lit sur Internet les innombrables sessions et concerts auxquels Mick Taylor a participé, on se dit qu’il doit exister une foule inimaginable d’enregistrements inédits. Peut-être que quelqu’un entreprendra un jour un inventaire de ces archives et arrivera à dénouer les nœuds des droits qui les protègent. En attendant, le mieux est de se composer soi-même un vrai « Best Of » du guitariste en téléchargeant les meilleurs titres sur un site de vente en ligne. La sélection qui suit est une compilation reprenant des morceaux indispensables (dans le style Blues essentiellement) extraits des innombrables albums auxquels il a participé (y compris les siens) : c’est le grand disque de Mick Taylor que l’on attend de lui depuis si longtemps et qui n’existe pour l’instant que dans ces pages!



MICK TAYLOR : PURE BLUES (COMPILATION)
date
Titre - Auteur / Artiste - CD initial
durée
commentaire
1967
Snowy Wood (John Mayall / Mick Taylor)

John Mayall : Crusade (Decca/London)
03:41
Cet instrumental co-écrit par Mayall et Taylor est le premier grand titre enregistré par le guitariste de Hatfield qui n'a alors que 18 ans. Avec un son fluide et majestueux et une assurance tranquille dans ses lignes improvisées, il en arrive presque à faire oublier les deux guitaristes précédents des Bluesbreakers : Eric Clapton et Peter Green. C'est tout dire!
1968
Killing Time (John Mayall)

John Mayall : Bare Wires (Decca/London)
04:49
Un blues lent tout en souplesse et un peu jazzy à l'instar du répertoire de Bare Wires. Deux solos se succèdent sur le tapis roulant du piano de Mayall : d'abord la trompette de Henry Lowther, immédiatement suivie par un solo jazzy de Taylor absolument magnifique. A noter aussi son travail mélodique très inventif à la guitare slide en soutien au chant du leader. Il réutilisera cette approche abondamment quand il passera chez les Stones.
1968
The Bear (John Mayall)

John Mayall : Blues From Laurel Canyon (Decca/London)
04:40
Un début en forme de boogie à la Canned Heat avec une guitare pleine d'écho pour cet hommage à Bob Hite, chanteur et harmoniciste du groupe formé à Los Angeles en 1965. Le morceau se résume rapidement en un blues laid-back emmené par un piano swinguant et la meilleure rythmique que Mayall ait jamais eue : Stephen Thompson à la basse et Colin Allen à la batterie. Taylor prend deux courts solos de 30 secondes, l'un au début de la transition (vers 1') et l'autre vers la fin du morceau (3'34"), mais la plénitude de son jeu est telle qu'on est largement comblé.
1970
Love In Vain (Robert Johnson)

The Rolling Stones : Get Yer Ya-Ya's Out! (London)
04:56
Enregistré à Baltimore le 25 novembre 1969, cette version électrique du fameux blues de Robert Johnson bénéficie de la présence de Mick Taylor qui s'arrache ici une phénoménale partie de guitare slide dont il est l'un des grands spécialistes. L'empahie avec Keith Richards est déjà parfaite et on ne peut qu'être médusé devant l'assurance et l'autorité affichées par le nouveau Stone.
1971
Sway (Jagger / Richards)

The Rolling Stones : Sticky Fingers (Rolling Stones Records)
03:52
Le choix ne manque pas sur ce disque et on aurait pu retenir le titre le plus purement blues de Sticky Fingers : la reprise You Gotta Move de Mississippi Fred McDowell. Mais Sway est un blues-rock un peu psyché qui se développe lentement jusqu'au magnifique solo de Taylor. Solo encore sublimé en finale par un arrangement inattendu de cordes concocté par Paul Buckmaster. Une autre bonne version de Sway existe sur l'album de Carla Olson et Mick Taylor : Too Hot For Snakes.
1972
Ventilator Blues (Jagger / Richards / Taylor)

The Rolling Stones : Exile On Main Street (Rolling Stones Records)
03:24
Un blues simple et répétitif, tout entier porté par le formidable coup de rein du groupe entier. La guitare slide de Taylor s'insinue comme un serpent à sonnettes à travers cette chanson rythmée comme les pales d'un ventilateur. Et puis, c'est le seul titre des Stones ou Jagger et Richards ont daigné ajouter le nom de Taylor aux crédits.
1972
Stop Breaking Down (Jagger, Richards)

The Rolling Stones : Exile On Main Street (Rolling Stones Records)
04:34
Une sorte de blues-rock/boogie moderne en mid-tempo. La guitare slide de Taylor est partout, assurant un soutien complice en arrière plan derrière la voix de Jagger ou devant pour des phrases fluides accouchées avec une totale décontraction. La fin de la chanson est carrément abandonnée au guitariste qui en profite pour tout balancer dans la quatrième dimension.
1973
100 Years Ago (Jagger, Richards)

The Rolling Stones : Goats Head Soup (Rolling Stones Records)
03:59
Keith Richards est à la basse sur cette ballade Rock introduite par le clavinet de Billy Preston. Le département guitares est donc confié au seul Mick Taylor qui s'occupe de tout : soutien efficace du chanteur et solo d'anthologie à la wah wah, aussi psychédélique qu'au bon vieux temps de Jimi Hendrix.
1974
Fingerprint Files (Jagger / Richards)

The Rolling Stones : It’s Only Rock’n Roll (Rolling Stones Records)
06:33
Une chanson moite et funky pour un polar urbain au suspense insoutenable. Le clavinet de Billy Preston, le piano de Nicky Hopkins et les synthés de Bill Wyman en constituent la trame sur laquelle se ballade la voix expressive de Mick Jagger. Mais écoutez la basse jouée par Taylor : en fin de compte, n'est-ce pas autour d'elle que tout s'organise ?
1979
Slow Blues (Mick Taylor)

Mick Taylor : Mick Taylor (Columbia)
03:24
Un fantastique blues lent instrumental extrait de l'éclectique premier album solo du guitariste. Taylor improvise avec inventivité sur la rythmique constituée de Kuma Harada (b), Pierre Moerlen (dr) et Jean Roussell (p) et donne un feeling jazzy à sa composition. Aucune surenchère mais beaucoup d'émotion.
1990
Red House - Going Down Slow (Jimi Hendrix / Jimmy Oden)

Mick Taylor : Stranger In This Town (Maze Records)
10:43
Enregistré en partie en concert à Stockholm pendant l'été 1989, l'album Stranger In This Town marque le grand retour de Mick Taylor au blues électrique. Soutenu efficacement par un quartet comprenant Max Middleton aux claviers et Wilbur Bascomb à la basse, le leader y exécute une version moins extraterrestre mais quand même bourrée de feeling du classique de Jimi Hendrix ici combiné au Going Down Slow de Jimmy Oden. Voix convaincante, guitare impériale, mission réussie!
2000
Blues in The Morning (Mick Taylor)

Mick Taylor : A Stone's Throw (Cannonball)
06:29
Un extrait du second album studio de Taylor sorti vingt années après le premier. Cet excellent blues électrique composé par Taylor dans le plus pur style Chicago, témoigne combien l'homme s'exprime merveilleusement dans cet idiome. En plus, sa voix a désormais acquis une certaine profondeur à l'instar d'un Eric Clapton dans ses derniers disques.
2003
Blues For The Lost Days (John Mayall)

Jon Mayall : 70th Birthday Concert (Eagle Records)
12:26
Enregistré aux Liverpool docks en juillet 2003 pour célébrer les 70 bougies de Mayall, ce concert est un must. Sur Blues For The Lost Days, Buddy Whittington prend un premier solo terriblement inventif et on craint un peu pour Mick Taylor qui a un sparadrap au doigt. Mais ce qui vient après remet les pendules à l'heure : l'invité prestigieux est le prince du Blues et sa Les Paul l'une des deux reines de la soirée (l'autre est la Stratocaster d'Eric Clapton qui viendra lui aussi rendre hommage ce soir là à son ancien patron).
Durée Totale
73:30


Quelques albums à écouter avec Mick Taylor en leader, sideman ou invité

(les disques indiqués en rouge sont recommandés dans une perspective « blues-rock »)

  • 1967 - John Mayall : Crusade (London)
  • 1968 - John Mayall : Live In Europe (London)
  • 1968 - John Mayall : The Diary Of A Band Volume One (Decca)
  • 1968 - John Mayall : The Diary Of A Band Volume Two (Decca)
  • 1968 - John Mayall : Bare Wires (London / Decca)
  • 1968 - Sunnyland Slim : Slim’s Got His Thing Goin On (World Pacific) - 4 titres avec MT
  • 1968 - John Mayall : Blues From Laurel Canyon (London / Decca)
  • 1968 - John Mayall : Thru The Years (Deram) - 3 titres avec Mick Taylor
  • 1968 - Champion Jack Dupree : Scoobydoobydoo (Blue Horizon)
  • 1969 - The Rolling Stones : Let It Bleed - 2 titres avec MT : Country Honk et Live With Me (Decca)
  • 1970 - The Keef Hartley Band : The Battle Of North West Six - 1 titre avec MT : Believe In You (Decca)
  • 1970 - The Rolling Stones : Get Yer Ya Ya’s Out (Decca)
  • 1971 - The Rolling Stones : Sticky Fingers (Rolling Stones Records)
  • 1971 - The Rolling Stones : Exile On Main Street (Rolling Stones Records - 2 LP)
  • 1973 - The Rolling Stones : Goats Head Soup (Rolling Stones Records)
  • 1973 - Billy Preston : Live European Tour (A&M)
  • 1971 - John Mayall : Back To The Roots (Polydor - 2 LP)
  • 1974 - Herbie Mann : London Underground (Atlantic)
  • 1974 - Herbie Mann : Reggae (Atlantic)
  • 1974 - Billy Preston : Live European Tour (A&M)
  • 1974 - Ron Wood : I've Got My Own Album To Do - 4 titres avec MT (Warner Brothers)
  • 1973 - The Rolling Stones : It’s Only Rock’n Roll (Rolling Stones Records)
  • 1975 - Jack Bruce & Mick Taylor : Live In Stockholm - Stockholm, Suède, 16 mai 1975 (Killing Floor)
  • 1975 - Bruce Taylor Bley Band : Weird of Hermiston - Gothenborg, Suède, 17 mai, 1975 (Gold Standard)
  • 1975 - Ron Wood : Now Look - 1 titre avec MT : It's Unholy (Warner Brothers)
  • 1978 - Little Feat : Waiting For Columbus - 1 titre avec MT : A Apolitical Blues (Atlantic)
  • 1979 - Mick Taylor : Mick Taylor (Columbia)
  • 1982 - John Mayall : The 1982 Reunion Concert - Wax Museum, Washington D.C., 17 juin 1982 (One Way Records)
  • 1983 - Bob Dylan : Infidels (Columbia)
  • 1984 - Bob Dylan : Real Live (Columbia)
  • 1985 - Guido Toffoletti's Blues Society : No Compromise (Appaloosa)
  • 1989 - Joe Henry : Murder Of Crows (A&M)
  • 1990 - Mick Taylor : Stranger in This Town [live] (Maze Records)
  • 1991 - Carla Olson & Mick Taylor : Live / Too Hot For Snakes - Live at The Roxy Theater, Hollywood, 4 mars 1990 (Demon Records / Razor & Tie)
  • 1992 - John McVie's Gotta Band with Lola Thomas - 4 titres avec MT (Warner Brothers)
  • 1993 - Gerry Groom : Once In A Blue Moon (Shattered Music)
  • 1993 - John Mayall : Wake Up Call - 2 titres avec MT (Silvertone)
  • 1995 - Mick Taylor : Live at 14 Below: Coastin' Home (Shattered Music)
  • 1996 - Sasha Gracanin : Shadow Man (Alfa International)
  • 1997 - The Knights Of The Blues Table - 1 titre par Mick Taylor & Max Middleton : You Shook Me (Bellaphon)
  • 1997 - Black Cat Bone : Taylormade (Double Dutch Records)
  • 2000 - Mick Taylor : A Stone's Throw (Cannonball / Sensible Records)
  • 2001 - Carla Olson : Ring Of Truth (Evangeline Recorded Works)
  • 2001 - John Mayall & Friends : Along For The Ride - 1 titre avec MT : She Don’t Play By The Rules (Eagle Records)
  • 2003 - John Mayall : 70th Birthday Concert (Eagle Records / 2 CD / DVD)
  • 2003 - Mick Taylor : Shadow Man (Pilot) - réédition de l'album de Sasha Gracanin paru en 1996 (Savebone)
  • 2003 - Mick Taylor : 14 Below (Pilot) - réédition de l'album Live at 14 Below / Coastin' Home paru en 1995

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