Dream Theater : Discographie sélective


Discographie de Dream Theater



When Dream And Day Unite (MCA) 1989
When Dream And Day Unite Fortement influencé par Rush et Queensrÿche, ce premier opus reste en deçà du niveau de leur discographie ultérieure. Le chanteur Charlie Dominici n'a pas la puissance d'un Labrie et la production fauchée est bâclée. Sinon, les parties instrumentales sont déjà brillantes (Ytse Jam) et la combinaison de Métal et de Progressif laisse espérer beaucoup mieux.

Live At The Marquee (WEA) 1993
Live At The Marquee Composé de 6 titres dont 2 extraits de When Dream And Day Unite et 3 de Images & Words, ce premier Live met en exergue les capacités techniques du groupe (Metropolis Part 1). Bombay Vindaloo est un original qui ravira les complétistes. Sinon, Labrie n'a pas encore trouvé sa voix en concert, Le son est moyen et l'album (46') un peu court.

A Change Of Seasons (Elektra) 1995
A Change Of Seasons Un CD de 5 plages seulement mais avec un titre épique de 23' : A Change Of Seasons, une composition complexe qui n'arrive pas à éviter la lassitude. Le reste est constitué de reprises enregistrées au Ronnie Scott's Jazz Club dont Perfect Strangers de Deep Purple et un Medley de Led Zeppelin.

Once In A Livetime (Elektra) 1998
Once In A Livetime Un double Live pour 150 minutes de musique où l'on trouvera un peu de tout y compris des jams, des solos allongés ... et des références aussi bien à Star Wars qu'à Metallica. Passionnée et intransigeante, la musique souffre d'une prise de son et d'un mixage médiocres. Sinon, DT fait son show et c'est suffisant pour beaucoup.

Live Scenes From New York (Elektra) 2001
Live Scenes From New York Un triple album monstrueux avec l'intégralité de Scenes From A Memory plus des titres extraits de Images & Words et Awake et une version intégrale de A Change Of Seasons meilleure que celle en studio. La qualité du son, cette fois grandiose, rend ce concert de presque 188 minutes très attrayant d'autant plus qu'il est vendu au prix d'un simple Compact.

Six Degrees Of Inner Turbulence (Elektra) 1978
Six Degrees Of Inner Turbulence Un double album inégal plus Heavy que le précédent. Le premier disque, plus expérimental, laisse un peu perplexe (Radiohead ? Metallica ?? Sepultura ???) mais le second CD, avec son titre éponyme unique fragmenté en 8 parties, ravira par contre tous les fans de Métal-prog épique.

Live at Budokan (Atlantic) 2004
Live at Budokan Un triple CD offrant l'intégralité d'un concert enregistré au Budokan à Tokyo. DT explore sa discographie (Awake excepté) incluant même un titre de son premier disque (Only A Matter Of Time) mais en accordant une large préférence à Train of Thoughts et à 6 Degrees. L'objet entre forcément en concurrence avec le DVD qu'on préfèrera pour le son optimisé en dolby 5.1 et ses bonus.

Octavarium (Atlantic), 2005
Octavarium Retour en force avec un disque qui renoue avec une tradition progressive tout en explorant de nouvelles pistes musicales (Muse, U2 et le Nu-métal). Octavarium figure parmi les compositions les plus vertigineuses jamais enregistrées par DT. Mais, de la ballade au Métal en passant par le Pop et le Rock Progressif des 70's, ce disque, qui se veut surtout fédérateur, plaira à tout le monde.

Systematic Chaos (Roadrunner) 2007
Systematic Chaos Ce 9me disque studio est une nouvelle explosion sonique conçue dans la continuité. La musique est toujours aussi virulente et chargée d'adrénaline mais le côté progressif l'emporte une fois encore sur le Métal : mélodiques, complexes, épiques, les compositions osent même un retour à la fantasy. Certes, la surprise n'est plus de mise mais on trouvera ici tout ce qu'on peut aujourd'hui espérer d'un bon album de DT. On regrettera seulement a présence de 2 titres mineurs : Constant Motion parodiant Metallica et l'inaudible The Dark Eternal Night en forme de bouillie sonore.

A Dramatic Turn Of Events (Roadrunner) 2011
Systematic Chaos Ce 11me disque studio porte bien son nom: DT a perdu son batteur charismatique Mike Portnoy et son avenir est incertain. Mais le remplaçant, Mike Mangini, a une technique impressionante et de l'énergie à revendre. Les nuages se lèvent et DT survivra. Pour le reste, l'album se situe dans la continuité du précédent tandis que l’élément progressif mélodique est davantage mis en relief par rapport au métal technique. Ce qui, de mon point de vue, n'est certes pas une mauvaise nouvelle!

Dream Theater (Roadrunner) 2013
Dream Theater Mangini est définitivement intégré et la crise d'identité du groupe est terminée. Du coup, DT reprend le cap de son existence et replonge dans le business habituel, occupant tous les espaces de son terrain de jeu. On retrouvera donc ici tout ce pourquoi on aime ou déteste le groupe, ce qui explique la disparité des jugements sur le web. Ayant déjà entendu tout ça auparavant, parfois en mieux, cette musique techniquement parfaite et sculptée pour plaire paraît juste un peu trop convenue pour mériter tous les honneurs.

Images & Words (Elektra) 1992
Images & Words Le Canadien James LaBrie entre en scène. Avec des titres majeurs comme Learning to Live, Metropolis Pt. 1 et Pull Me Under, DT invente un Métal Progressif complexe et d'une foudroyante efficacité. Face à la guitare flamboyante de John Petrucci, Kevin Moore entrelace ses claviers avec beaucoup d'intelligence et contribue aussi à la réussite de cet album novateur.

Awake (Elektra) 1994
Awake Le ton se durcit considérablement sur Awake et les arrangements alambiqués n'en rendent pas l'écoute aisée mais cet album de 77 minutes est un monstre de métal progressif. Mike Portnoy (dr) et John Petrucci (gt) sont au top et il suffit d'écouter Scarred et Erotomania pour s'en convaincre. Kevin Moore quitte le groupe avant même le mixage et Derek Sherinian est recruté pour les tournées.

Falling Into Infinity (Elektra) 1997
Falling Into Infinity DT veut élargir son public en produisant un album moins extrême que d'habitude mais la sauce ne prend pas : même si Sherinian, plus Jazz Fusion que Moore, ajoute une nouvelle dimension, les compositions souvent proches d'un Métal conventionnel n'accrochent pas. Pourtant Hell's Kitchen et Lines in the Sand démontrent que s'ils avaient vraiment voulu ...

Scenes from a Memory (Elektra) 1999
Scenes from a Memory Jordan Rudess, qui vient de rejoindre le groupe, combine ses claviers fulgurants à la guitare de John Petrucci pour de grands moments de pyrotechnie. Le Rock progressif à l'ancienne s'allie au Métal pour un concept album original qui a largement contribué à la renaissance du genre. Le meilleur disque de 1999.

Metropolis 2000 [DVD] (WEA) 2001
Metropolis 2000 [DVD] Enregistré au Roseland Ballroom à NYC en août 2000, ce DVD présente l'intégralité de Metropolis Part II : Scenes from a Memory. Par rapport au triple CD, le visuel est loin d'être négligeable. En plus, une piste audio avec des commentaires par les 5 membres du groupe tout au long du concert est une innovation intéressante. Un documentaire "Behind The Scenes" et une galerie de photos complètent ce DVD qui, malgré un son stéréo, reste incontournable.

Train Of Thoughts (Elektra) 2003
Train Of Thoughts Très différent de Images and Words et de Scenes Of A Mémory, cet album sombre et violent met en exergue le côté obscur de Dream Theater. Les amateurs de Trash, de Métal et de riffs lourds apprécieront. Malgré des textes intelligents et une qualité d'interprétation hors normes, les autres feront la moue face au vide mélodique et progressif.

Live At Budokan [DVD] (WEA) 2004
Live At Budokan [DVD] Enregistré au Budokan à Tokyo en avril 2004, ce double DVD met l'emphase sur les deux derniers albums en studio avec 5 titres extraits de chacun d'entre eux. Le répertoire n'est donc pas le meilleur de DT mais la critique s'arrête là. L'image est excellente et le son en dolby 5.1 superbe. Les documentaires en bonus en disent long sur le professionnalisme et la technique des musiciens et même sur le matériel utilisé.

Score XOX (Rhino / Wea) 2006
Score X0X La grande finale de la tournée internationale du 20ème anniversaire dans son intégralité : 3 heures de musique (3 CD) dont plus de la moitié avec un grand orchestre symphonique. Enregistré au Radio City Music Hall le 1er avril 2006, ce concert fleuve retrace la riche histoire du groupe depuis From When Night And Day Unite (1989) jusqu'à Octavarium (2005). Le groupe est en super forme … Seul l'orchestre n'est pas toujours convaincant en plus d'être largué au mixage dans le fracas de la musique.

Black Clouds & Silver Linings (Roadrunner) 2009
Black Clouds & Silver Linings La même classe que le précédent mais cette fois sans aucun titre mineur. Puissance, énergie, créativité et pyrotechnie : oui, mais sans pour autant s'enliser dans l'extrême. la pièce de résistance, The Count Of Tuscany, qui frôle les vingt minutes est une véritable symphonie fantastique, épique et inimitable qui, à elle seule, vaut l'acquisition de ce nouvel opus. Surpassant Octavarium, cette composition superbement orchestrée aux climats variés explique largement pourquoi ce groupe aussi musclé qu'ambitieux n'a aucun équivalent parmi ses contemporains.

Live At Luna Park [DVD / 3 CD] (Eagle Rock) 2013
Live At Luna Park Ce coffret a été réalisé à partir des concerts des 19 et 20 août 2012 donnés au Luna Park de Buenos Aires (Argentine). Il intéressera particulièrement les fans puisqu'il permet de voir et d'écouter en live le nouveau batteur du groupe Mike Mangini absolument convaincant dans son rôle de substitut à Mike Portnoy. La set list est comme il se doit principalement axée sur le dernier album A Dramatic Turn of Events mais reprend aussi quelques anciens titres (Metropolis Pt. 1, Pull Me Under …). Son et images sont d'une grande qualité.

The Astonishing [2 CD] (Roadrunner Records) 2016
The Astonishing Un rock-opéra en 2 actes sur une dystopie qui dure plus de 2 heures et qui a nécessité près de 3 années de travail, The Astonishing est annoncé comme le The Wall du prog métal. Et le fait est que, conçu et enregistré avec des moyens considérables (orchestre philharmonique, choeurs, cuivres...), l'oeuvre impressionne même si, au fond, le style de Dream Theater n'est jamais remis en question. Pyrotechnie, précision chirurgicale et extrême densité sont comme d'habitude au rendez-vous. C'est juste que, cette fois, on frise l'overdose !

Les discographies présentées ici ne sont pas exhaustives mais plutôt indicatives des disques à écouter en priorité pour suivre l'évolution d'un groupe. En particulier :
  • Le choix s'est porté de préférence sur les disques en studio plutôt que sur ceux enregistrés en concert, sauf s'il s'agit d'albums live approuvés par le groupe, documentant une période particulière et gravés avec une qualité sonore suffisante.
  • Certains disques en studio ne sont pas repris s'ils sont d'une qualité artistique nettement insuffisante par rapport à la moyenne de la discographie du groupe. C'est par exemple parfois le cas pour certains albums réalisés en vitesse pour terminer une obligation contractuelle avec une compagnie de disques.
  • Les compilations ne sont généralement pas reprises sauf cas exceptionnel où des versions alternatives et/ou des titres inédits ont été inclus.
  • Au moins un DVD du groupe, pour autant qu'il en existe, est ajouté à la discographie : ce nouveau support de plus en plus répandu permet en effet de se faire une bonne idée des prestations en concert et offre souvent en bonus des interviews et documentaires intéressants sur les musiciens et leur musique.
  • Les disques d'un groupe qui n'entrent plus dans la catégorie « Rock Progressif », par exemple suite à un changement de personnel ou d'orientation musicale, ne sont pas inclus. Ce qui ne signifie pas qu'il s'agit de « mauvais » disques mais seulement qu'ils ne s'évaluent pas selon le même référentiel.
  • Les disques pirates et autres bootlegs ainsi que les disques non commerciaux distribués confidentiellement via l'Internet ou un « fan club » ne sont pas repris.
Par ailleurs, les notes attribuées gardent toujours leur part de subjectivité et ne sauraient relever d'un jugement universel (voir à ce sujet l'essai sur les disques essentiels publié sur une autre page de ce site).


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